Deux jours à Québec

Je suis vraiment heureuse de te parler de cette fin de semaine que j’ai passé en dehors de Montréal, pour la première fois depuis que je suis arrivée ici. Je suis partie du 28 janvier au 29 janvier et je vais tâcher de te présenter la ville et ce que l’on peut y faire pendant deux jours.

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PREMIER JOUR

Arrivée à Québec vers 13 heures (compte 2 heures 30 de route depuis Montréal) et passage à Subway pour assouvir notre faim. Ensuite, nous garons la voiture près du carnaval de Québec, qui commençait ce weekend là et se déroule tous les ans jusqu’à la mi-février. L’entrée est payante (15$) donc nous n’y sommes pas allés mais ça avait l’air vraiment sympa. Il y avait du monde dans les rues mais rien d’étouffant.

Nous nous sommes baladés dans le Vieux Québec et j’ai trouvé l’ambiance très sympa, cela ressemblait à un petit village et on pouvait voir des décorations de Noël un peu partout. Nous sommes passés dans la rue du Petit Champlain qui avait vraiment beaucoup de charme grâce aux décorations et aux sculptures de glace. La municipalité a installé une patinoire sur la place d’Youville et c’était vraiment sympa.

Ensuite, petit stop à l’auberge que nous avions réservé, qui se nomme « Auberge Internationale de Québec » et qui est très bien située dans le Vieux Québec. C’est un établissement très grand avec pas mal de pièces communes et ils proposent des activités assez régulièrement comme par exemple un tour de la ville le samedi ou dimanche matin. Le personnel est vraiment sympathique et les pièces communes sont plutôt propres. Pour une nuit ou deux, c’est très bien en tout cas (31$CA/nuit).

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Nous sommes ressorties pour aller nous promener à nouveau et nos pas nous ont portés jusqu’à la rue St Huade où tu pourras découvrir une boutique de Noël super bien décorée. Nous sommes également entrés dans l’église qui se situe juste à côté. Nous avons fait un tour au niveau du château Frontenac afin de prendre de magnifiques photos de la ville. Le ciel était dégagé, avec de belles couleurs. Tu pourras y faire de la glissade au niveau de la terasse Dufferin. Nous nous sommes arrêtés un peu à cet endroit puis nous sommes partis nous réchauffer un peu à l’auberge.

Le soir, nous avons été mangé et boire un verre dans un endroit qui s’appelle « le Fou » qui est situé au 590 Grande Allée Est, une rue où tu pourras trouver pas mal de boîtes, de bars et de restaurants. Cet établissement proposait une carte où tous les plats sont à 4,95 $ (hors taxes et pourboires). J’ai pris une valeur sûre (pizza marguerita) et c’était bon (mais portion un peu légère d’après ma coloc’). Nous avons passé un bon début de soirée ici puis nous nous sommes rendues au Dagobert, à deux minutes de là, qui est une boîte sur plusieurs étages où nous avons passé un bon moment (la moyenne d’âge est plutôt jeune et les musiques un peu trop similaires entre elles à certains moments mais c’était sympa). L’entrée est gratuite et le vestiaire est à 2 dollars donc pour les étudiants fauchés, c’est parfait et bien situé !

DEUXIÈME JOUR

Le lendemain, nous avons rendu les clés (possible jusqu’à 11 heures) puis nous sommes parties prendre un petit-déjeuner en face du centre d’info-touriste du Québec dans un endroit appelé : [j’updaterai cet article quand j’aurais retrouvé l’info]. C’était vraiment sympa et pas trop cher pour ce qu’il y a dans l’assiette (même si le plat aurait gagné à avoir plus de trois morceaux de fruit qui se battent en duel).
Ensuite, un dernier petit tour dans Québec. Au programme : un passage dans la rue Notre Dame pour découvrir la fresque géante. Coup de chance, les petites ruelles étaient animées ce jour là, et des balançoires avaient été installées (entre autre). Nous avons acheté une tire d’érable à 2 dollars (ma première) et avons pris pleins de belles photos.
Ensuite, départ pour les Chutes Montmorency en bus (numéro 800 – arrêt St Jules il me semble). En 45 minutes, nous y étions et c’était vraiment impressionnant ! A cette période de l’année, tu pourras faire de l’escalade sur les falaises et marcher sur le fleuve qui est gelé. Par contre, tu ne pourras pas utiliser les escaliers pour descendre ou monter au plus près des chutes. Si tu veux pouvoir les observer d’en bas, arrive directement à cet endroit, ne commence pas par le haut avec le pont, puisque tu ne pourras pas descendre.

Nous avons ensuite pris le bus dans l’autre sens pour rejoindre notre covoiturage (trouvé sur un groupe Facebook pour 15 dollars le jour même). Après un petit arrêt à Macdo, nous sommes partis pour Montréal et arrivés peu après.

En conclusion, j’ai passé un très bon weekend à Québec. J’ai eu une impression très positive de cette ville qui se trouve animée même en hiver et c’est une véritable bonne chose pour les habitants et les touristes qui peuvent s’y rendre à toutes les périodes sans avoir peur de s’ennuyer. C’est une ville à taille humaine, ce qui est agréable qui est beaucoup plus jolie et authentique que Montréal. J’aimerais beaucoup y retourner en été, pour découvrir d’autres facettes de cette jolie ville. Les Chutes Montmorency sont vraiment à voir, c’est très joli ! J’aurais aussi aimé aller au parc de la Jacques Cartier mais nous n’avons pas eu le temps. Si tu passes dans cette province, il faut que tu viennes à Québec parce que c’est une ville pleine de charme.

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Un week-end dans le Vermont !

Bonjour ! Ca fait un petit moment que je n’ai pas posté d’articles. Aujourd’hui, je vais te parler d’un week-end que j’ai passé dans le Vermont, aux Etats-Unis. J’ai passé un super moment dans cet Etat, qui ne m’a absolument pas déçu. Ce n’est pas forcément l’état le plus connu dans ce pays mais je peux t’assurer qu’il vaut le coup. Je suis tellement tombée en amour avec les lieux que j’ai visité que j’aimerais y retourner et pourquoi pas, y prévoir un road-trip à l’automne !

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Le Vermont est un état qui m’attirait beaucoup. Quand je suis venue m’installer à Montréal, je me suis beaucoup renseignée sur les différentes activités à faire, les choses à voir, au Québec et plus généralement en Amérique du Nord. Après avoir consulté Google Maps et les images magnifiques qui s’y trouvent, j’avais mis pleins de petites étoiles sur la carte et notamment sur quelques points dans le Vermont ! J’avais dans la tête un état verdoyant, avec des paysages magnifiques et de petites villes très chouettes. C’est vraiment ce que j’ai obtenu et bien plus encore ! En seulement deux petites journées, je suis tombée amoureuse de cet état (alors que je n’en ai même pas vu 10% !) et je souhaite absolument y retourner ! J’espère qu’à travers cet article, je te donnerais envie d’y passer.

  • Premier jour (Burlington & Plainfield)

Nous sommes arrivées vers 15 heures à Burlington, ce qui n’était pas prévu. Un de nos amis avait oublié son passeport à Montréal, mais nous nous en sommes rendus compte une fois arrivés à la frontière. Nous avons donc perdu 2 heures !
Nous nous sommes baladés un peu dans la ville, sans but précis, simplement pour découvrir l’endroit. Tout était calme, il n’y avait pas grand monde dans les rues et l’ambiance était très paisible. Nous sommes entrés dans un magasin très spécial, appelé le « Vintage Photography Emporium« . Je n’ai pas retenu l’adresse mais tu vas pouvoir facilement la retrouver si tu tapes le nom dans la barre de recherche. Tu peux prendre des photos dans une ambiance vintage avec tes amis, dans plusieurs décors. Il y a une multitude de déguisements et tu te croirais vraiment dans les années 20 ! Malheureusement, nous n’avons pas eu assez de temps pour nous prendre au jeu, mais j’aurais vraiment adoré tenter l’expérience. Petit plus non négligeable : le personnel est adorable !

La rue dans laquelle se situe ce magasin (Church St) est très mignonne. Il y a des illuminations partout, on se croirait à Noël. Ca fait vraiment petit village et c’était très chouette de découvrir les commerces et l’artisanat de la région. Nous nous sommes ensuite posés dans un salon de thé prénommé « Dobra Tea » (80 Church St). Il est très difficile de faire un choix dans cette boutique, tant elle propose des variétés de thé différentes ! L’ambiance est super sympa, tu peux t’asseoir à table ou sur des poufs et cela donne un côté plus chaleureux, plus intimiste à l’endroit, que j’ai beaucoup apprécié.

Après un arrêt au City Market de l’avenue « S Winooski », nous avons pris la route pour nous rendre à notre Airbnb, en passant d’abord par la ville de Montpelier, capitale du Vermont. Le trajet entre ces deux villes ne prend que 40 minutes en temps normal mais alors là, c’était juste impossible ! Sur la route, nous avons été pris dans une tempête de neige comme je n’en avais jamais vu donc la visibilité était réduite à néant. Pour te dire la vérité, c’était tellement la galère que nous n’arrivions même plus à voir la route à moins d’un mètre (et je n’exagère pas). Nous étions obligés de nous repérer grâce à la voiture devant nous à l’aide de ses phares parce qu’on ne pouvait rien voir excepté la lumière rouge des feux arrières des voitures (et encore !). C’était vraiment flippant !

Arrivés à la capitale sains et saufs, nous faisons un tour rapide dans la rue principale, en passant devant la State House, ce grand bâtiment blanc puis nous reprenons la route, après avoir pris des prospectus touristiques et des cartes du Vermont (une petite maison en bois est située juste devant ce monument et tu pourras y trouver pleins de cartes et d’idées sur les choses à voir/faire dans la région). Notre Airbnb était situé à Plainfield, à environ 15 minutes en voiture de Montpelier. C’était très rapide et ma première expérience en Airbnb s’est très bien passée, avec des hôtes vraiment sympas !

  • Deuxième jour (Montpelier, Stowe)

Nous avons rendu les clefs du Airbnb peu avant 11 heures. Nous sommes passés à Montpelier pour nous balader dans les rues (nous n’avions fait qu’y passer très brièvement en voiture la veille). Nous sommes descendus de voiture pour entrer dans quelques commerces principalement situés sur la « State St ». Il n’est d’ailleurs pas possible de visiter la State House le week-end. Nous sommes également entrés dans le musée voisin afin d’acheter des cartes postales. Après quelques photos, nous avons quitté la ville pour aller manger sur la route. Nous nous sommes alors arrêtés à Waterbury (là où se situe l’usine de fabrication des glaces Ben&Jerry’s, que tu peux visiter) pour chercher un petit café afin de calmer nos appétits. Ce petit arrêt nous a mené jusqu’à la boutique de Jessica Wright : « Hender’s« , située au 22 N. Main Street. J’ai dégusté des pâtisseries super bonnes dont un espèce de cookie avec un glaçage au sirop d’érable. Tout est fait maison et les pâtisseries et autre sandwichs/quiches sont réalisés quotidiennement par Jessica, propriétaire des lieux très agréable qui nous a même présenté son chien, super mignon. Tu peux t’y arrêter pour manger le midi mais fais attention aux horaires, la boutique ferme tôt (le samedi, en hiver, la boutique fermait à 14/15 heures il me semble – tu peux vérifier sur le site Internet).

Après ce petit arrêt, nous partons en direction de la ville de Stowe, avec ces grandes maisons colorées. Le centre de la ville est très mignon et la dame qui m’a accueilli au « Visitor Center », très sympathique. Stowe n’était qu’une étape pour atteindre les « Moss Glen Falls« , des chutes apparemment magnifiques, que j’avais vu sur Google Maps. En hiver, l’ascension est assez dangereuse, avec la neige et le verglas donc je pense y retourner en été, pour les approcher d’encore plus près. Après quelques photos, dont celle que tu peux voir au début de cet article, nous sommes reparties en direction de Montréal vers 17 heures. A la base, nous voulions repasser à Burlington puisque nous n’avions que très peu vu la ville la veille, mais nous n’avons malheureusement pas eu le temps. Ce sera pour une prochaine fois, j’en suis sûre !

Voilà en ce qui concerne les activités que nous avons faîtes ! Le Vermont est encore une fois, un état magnifique, qui vaut le coup d’œil. Si j’ai l’occasion d’y retourner (et je l’espère fortement), je ne manquerais pas de te le faire découvrir davantage.

Détails sur l’organisation du voyage : 

Les routes empruntées n’étaient pas difficiles à pratiquer en voiture. Les autoroutes sont grandes et linéaires et tu passeras dans des paysages supers beaux, au milieu de la nature. Des forêts, des sapins, des arbres, de la verdure entourent toutes les routes que tu devras emprunter (du moins si tu prends le même chemin que nous) et si tu as la chance de rouler pendant que le soleil se couche, tu observeras un paysage très chouette, avec un ciel orangé magnifique !

Il est facile de conduire aux Etats-Unis, d’après mes amis conducteurs. Les voitures automatiques aident et les distances sont raisonnables (pour la partie que nous avons faîtes bien entendu). Nous avons loué un mini-van pour 7 personnes dans une agence appelée « Discount Auto » (33 avenue Mozart Est, proche du marché Jean Talon – Station De Castelnau). Pour 2 jours, il me semble que la location nous est revenue à environ 20 dollars par personne (sans compter l’essence). En parlant d’essence, nous avons fait deux pleins pendant le week-end, qui nous ont coûté 40 dollars en tout (divisé par 7, encore une fois). Nous avons parcouru entre 500 et 600 kilomètres (environ) sur deux jours je pense.

Il a fait très froid à cette période de l’année (début mars). Les températures étaient (très) négatives, il y avait beaucoup de vent donc le ressenti était vraiment glacial (entre -10 et -20). Equipes-toi en conséquence (même s’il ne neige pas à Montréal, prévois quand même le coup en te couvrant bien pour aller dans le Vermont).

Nous avons payés le Airbnb 20 dollars canadiens par personne pour une nuit. Si tu veux l’adresse, demande la moi en commentaire et je te la filerais. Pour 7 en tout cas, c’était parfait et suffisamment grand.

Prends tous tes papiers avec toi ! Puisque tu passes la frontière, tu dois avoir en ta possession ton passeport et ton permis d’études (si c’est ton cas). Tu devras également payer 6$ américains si tu n’as jamais été aux Etats-Unis. Si comme moi, tu as été en escale dans un aéroport américain quelques mois plus tôt et que tu as dû te procurer l’ESTA, tu n’auras pas besoin de repayer.

Si tu veux prévoir un road-trip dans le Vermont (je suis certaine que ça en vaut le coup), prévois au minimum une semaine, mais je dirais même entre 10 et 15 jours.

Tous les américains que nous avons croisé ont été adorables ! Tu peux facilement leur demander ton chemin/un renseignement, ils seront généralement heureux de t’aider, que ce soit dans les commerces, si tu es perdu sur le bas-côté de la route ou à la station essence.

J’espère que ce petit résumé t’a plu et t’a donné envie de découvrir le Vermont !

La La Land [Mon avis]

Je reviens te parler d’un film que j’ai été voir deux fois au cinéma durant le mois de janvier. Le titre parle de lui-même, il s’agit de La La Land avec Emma Stone et Ryan Gosling, film réalisé par Damien Chazelle. Je l’ai visionné une première fois début janvier et j’y suis retournée il y a quelques jours pour voir si la magie opérait à nouveau.

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Comment te dire ? J’ai adoré ce film ! Je l’ai trouvé particulièrement poétique porté par des acteurs fabuleux (je ne pensais pas qu’Emma Stone pourrait livrer une telle performance !), une bande son magnifique et des couleurs radieuses qui apportent une ambiance un peu romantique au film. J’ai apprécié les passages chorégraphiés, qui nous racontaient une histoire et j’ai trouvé la façon de filmer ces scènes sublime (je pense notamment à la scène dans le musée).
J’ai apprécié découvrir ces deux personnages qui s’aiment sans jamais se détruire et qui ne font qu’essayer de s’en sortir au moyen de l’art. Pleins de scènes me sont restées en tête notamment la scène de dispute entre Mia et Sebastian, qui était particulièrement prenante et pleine de vérité, de tension mais également la scène de la dernière audition pour Mia, après que Sebastian l’ait convaincu de s’y rendre ou encore leur première chorégraphie ensemble, qui était vraiment chouette à regarder parce que c’était léger et qu’elle représentait bien l’insouciance des premiers temps.

Je trouve ce film intelligent et porteur d’un message qui m’a touché : il ne faut pas abandonner ses rêves au profit de qui que ce soit. Chacun a le droit de s’épanouir dans ce qu’il veut faire et devrait suivre ses rêves sans devoir se restreindre pour son entourage. Sebastian choisit une voie qui sera lourde de conséquences pour son couple mais au fond, on sait que s’il n’avait pas pris cette décision, il n’aurait jamais été heureux, parce que dans l’incapacité de réaliser son rêve à long terme.
Ce sont deux jeunes gens passionnés qui n’ont pas toujours eu de la chance mais qui vivent pour leur art. Ils ont des moments de doute et de joie et finissent par partager chacun leur passion pour ce qui les anime. J’ai apprécié le personnage de Sebastian et son amour du jazz, son besoin de rendre Mia heureuse et fière, son attitude quelque peu désinvolte, les quelques répliques humoristiques qui parsèment le film et sa dévotion à toute épreuve, que ce soit vis à vis de la femme qu’il aime ou de l’art qu’il ne veut pas voir mourir. J’ai beaucoup aimé Mia pour sa persévérance mais aussi pour ses moments de doute, pour sa dignité et sa simplicité et pour sa garde robe qui mettait Emma Stone particulièrement en valeur.

Ce film est remplit de couleur et chacune raconte une historie, dépeint une ambiance. J’ai particulièrement apprécié l’atmosphère de ce film et certains scènes qui étaient particulièrement romantiques sans toutefois être niaises. La bande son est un vrai cadeau que j’écoute régulièrement, ce qui ne m’arrive pas souvent. Le réalisateur a vraiment su nous transporter dans son histoire, à la fois belle et simple, qui illustre la tendre histoire d’amour entre Mia et Sebastian d’une manière incroyablement belle tout en s’éloignant systématiquement des clichés.Ce film est différent et il mérite toute l’attention qu’il reçoit. Emma Stone devrait vraiment recevoir l’Oscar pour sa performance exceptionnelle (la scène de la dernière audition m’a tellement marqué que je me sens obligée d’en parler à nouveau). J’ai apprécié les choix artistiques prit par le réalisateur, les scènes chorégraphiées pas trop présentes mais suffisamment dosées pour apporter un vraie plus aux scènes, une vraie poésie.

Pour conclure, va voir ce film si tu en as l’occasion. Je suis certaine que tu en as beaucoup entendu parler et que tu en as peut-être assez de te faire rabattre les oreilles par ce petit bijou mais tu aurais tort de t’en priver. On ne voit pas ce genre de film tous les jours, tu peux me croire. C’est un film sincère, poétique, romantique porté par deux acteurs géniaux, des dialogues incroyables et une réalisation magistrale (en terme de couleurs, de musique, de plans…). Il m’est très difficile de te vendre le film parce que c’est un ressenti vraiment personnel (comme pour tous les films tu vas me dire) et un message qui m’a particulièrement touché mais qui ne te fera peut-être pas le même effet.
Va voir cette production qui sort de l’ordinaire, qui n’est pas qu’une « simple » comédie musicale, qu’un « simple » film d’amour mais plutôt un mélange de tout cela, saupoudré d’un peu de magie.

DERNIERS FILMS VUS

Salut ! On se retrouve aujourd’hui pour un article sur les films que j’ai visionné au cours du mois de décembre. J’ai eu le temps de voir pas mal de production, des films que j’avais raté à leur sortie donc on va en parler aujourd’hui. Nous allons donc parler de Snowden, Une vie entre deux océans, Comancheria. C’est parti !

SNOWDEN

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Le film nous parle d’un ancien agent de la CIA et de la NSA qui a dévoilé des secrets défense au grand public il y a quelques années avant de s’envoler pour la Russie afin d’échapper à la prison, où il se trouve toujours. C’est une histoire, dont tu as sans doute déjà entendu parlé. Ce film raconte la vie de cet homme somme toute ordinaire, à partir du moment où il intègre sa classe à la CIA jusqu’au jour où il dévoile aux journalistes l’ampleur de la surveillance que font subir les Etats-Unis aux citoyens du monde, sous prétexte de préserver la sécurité intérieure. J’ai apprécié de voir ces différentes phases même si j’aurais aimé en observer davantage en ce qui concerne le moment où il doit effectuer des missions qui vont à l’encontre de ses convictions.
J’aurais aimé en voir plus concernant ses doutes dans ces moments là, lorsqu’il se demandait si ce qu’il faisait était vraiment pour le plus grand bien ou seulement pour servir des intérêts plus sombres et moins nobles. Cela m’aurait permis de m’attacher davantage au personnage et donc de ressentir quelque chose pour lui.

Ce film nous montre que les Américains ont un égo surpuissant (quand Snowden passe les tests pour intégrer la NSA, on lui demande : « pensez-vous que les Etats-Unis soit le meilleur pays qui existe ? ») et ils pensent pouvoir protéger tout le monde. Ils se permettent donc d’entrer dans la vie privée des individus pour prévenir les dangers et ce, de manière illégale. Et c’était intéressant de voir le personnage principal questionner ces choix ou plutôt les non-choix qui « s’offrent » à la population en terme de surveillance. Cette question est discutée à 1:09:00 et nous permet de confronter deux points de vue : l’un qui pense que la surveillance injustifiée est nécessaire pour éviter les problèmes de sécurité, l’autre (Edward Snowden), qui considère que la liberté de chacun à avoir une vie privée doit être respectée et que les autorités ne devraient pas entrer de cette manière dans cette sphère.
Le point négatif de ce film, c’est que tout le avant nous est décrit, mais que les conséquences de son choix ne nous sont pas révélés. Il y a un déséquilibre entre le avant/après. Il aurait été intéressant de savoir se qu’il se passe une fois qu’il révèle la vérité au monde. Mais le réalisateur n’a pas emprunté cette voie, ce qui est assez incompréhensible. Il semble s’être intéressé à la personnalité, au passé du héros, à ce qui l’a mené à la situation dans laquelle il se trouve, mais pas aux conséquences de son choix, ce qui est curieux. Je me fiche de savoir qu’il est malade, qu’il a des problèmes de santé (qui n’ont pas d’incidence sur la suite d’ailleurs). Ce que je veux voir c’est sa vie après la révélation, ce qu’il a pu ressentir, les conséquences en terme de relation avec ses proches… Proches que j’aurais aimé connaître d’ailleurs (ses parents, sa sœur) et pas seulement sa petite-amie, qui ne m’intéresse pas des masses. Je me demande à quoi cela sert d’adapter ce genre d’histoire pour laisser de côté un pan entier de la vie de Snowden une fois qu’il devient médiatisé.

Tu l’auras compris, je n’ai pas adoré ce film mais j’ai trouvé le propos intéressant et bien montré à travers quelques lignes de dialogue qui faisaient réfléchir. Le personnage principal n’est pas follement attachant, le reste est anecdotique et il manque selon moi, une partie qu’il aurait été intéressante d’explorer.

UNE VIE ENTRE DEUX OCEANS

THE LIGHT BETWEEN OCEANS

C’est un beau film qui expose la vie d’un couple ne parvenant pas à concevoir mais qui va finir, par de malheureuses circonstances, par rencontrer une petite fille qu’ils vont considérer comme la leur. C’est un film dramatique, plein de tristesse et de larmes. Les mensonges pèsent lourd sur la conscience de cette famille et la perte (ou la peur de la perte) anéantit les personnages. C’est un film peu rythmé, mais cela est justifié par le besoin de montrer les émotions destructrices qui envahissent ce couple.

Ils ont fait une erreur mais le seul qui essaie de se racheter et de porter le poids de cette erreur, c’est le mari. Lui a une conscience qui l’écrase et avec qui il n’arrive plus à composer. Elle n’a pas l’air de se poser autant de question, ayant désespéramment besoin de la présence de cet enfant qu’elle a longtemps désiré sans pouvoir le mettre au monde.
On ne s’attache pas aux personnages parce qu’on ne les connaît qu’à travers cette erreur qui a blessé plus d’une personne. Le spectateur peut comprendre leurs motivations, mais cela reste une décision lourde de conséquence pour l’avenir. Celui que j’ai préféré c’est Tom, qui avait vraiment l’air d’avoir un bon fond, malgré tout cela.

On se rend compte que cette erreur de parcours n’a servi qu’à retarder l’échéance et rendre la vérité encore plus douloureuse à accepter des années plus tard  : Isabel n’a pas d’enfants et ne pourra jamais en avoir. La peine infligée à tous les personnages à cause de sa proposition paraît donc bien inutile et égoïste même si encore une fois, on peut essayer de la comprendre, sans pour autant excuser son acte. Je n’ai par contre pas compris son comportement qui dans un premier temps montre qu’elle est centrée sur elle-même. Au lieu d’apporter son soutien à son mari, elle préfère l’ignorer et lui en vouloir, alors que c’est elle la responsable de cette situation. Elle continue de montrer ce défaut lors de cette scène à 1:39:50, lorsqu’elle arrive dans la boutique. Cela relève même de l’irrespect vis à vis du personnage à qui elle fait face, et qui est la vraie victime de cette histoire. Isabel se fait passer pour une victime alors que ce n’est pas le cas et j’ai l’impression que c’est le parti prit qu’a choisit le réalisateur en nous montrant l’histoire et les souffrances seulement du côté d’Isabel, sans s’attarder sur l’autre point de vue, ce qui est injuste. Je ne me suis donc pas attachée à ce personnage principal que j’ai finis par ne plus comprendre. J’ai l’impression que le film n’essayait pas de justifier la colère d’Hannah (lors de la scène de la prison, c’est elle qui est censée accorder son pardon à Tom et qui en refusant, nous paraît insensible et/ou manquant d’empathie).
Le personnage le plus fort ici, la vraie victime, celle qui a le droit d’être triste et en colère, c’est Hannah mais elle reste vraiment digne dans cette épreuve et place toujours les intérêts de sa fille avant les siens, ce qui fait d’elle une bonne mère. S’il y a une seule chose à retenir du film, c’est le dévouement dont elle fait preuve pour s’assurer que son enfant soit heureux.
Le film finit par prendre le chemin de la facilité (Hannah pardonne à ceux qui l’ont tant fait souffrir en lui cachant l’existence de sa fille et en la privant de ses premières années) alors qu’il aurait pu nous délivrer un autre message (il est normal qu’elle soit en colère et donc, pas encore prête à pardonner, du moins pas avant longtemps). C’est un beau message d’un côté, celui du pardon mais c’est un chemin un peu trop noble, je trouve. En tout cas dans l’immédiat. Ce qui est intelligent de sa part, par contre, c’est que malgré ce pardon, Isabel et Tom ne reviennent pas vers « leur » fille, désirant lui laisser la chance de connaître sa véritable mère, celle de qui elle n’aurait jamais dû être séparée. C’est la seule bonne décision qu’a prit ce personnage (Isabel) au cours du film, sous l’influence de Tom, je suppose. Heureusement qu’Isabel l’a trouvé pour la sublimer dans cette dernière partie parce que sinon, je n’aurais rien trouvé de bien à dire sur elle. C’est vraiment le rôle principal qu’a eu ce personnage sur ce film : le sublimer de manière discrète.

Pour résumer, je dirais que j’ai apprécié cette production, surtout dans sa seconde partie, lorsque l’on découvre Hannah, qui est un personnage fort que j’ai beaucoup apprécié pour les raisons mentionnées. Je ne me suis pas particulièrement attachée à Isabel, que j’ai trouvé assez égoïste. Heureusement, ce trait de caractère est contre-balancé par le grand cœur de son mari, de qui je me suis sentie plus proche. La fin conclut le film d’une belle façon et m’a ému pour la première fois dans ces dernières minutes. Les acteurs sont bons, avec une mention spéciale à la très bonne Rachel Weisz. Est-ce que ce film vaut le coup ? Avant de voir la fin, j’aurais dis « pas vraiment » mais cette conclusion a vraiment rattrapé l’avis global que j’avais. Ce n’est pas LE film de l’année, de mon point de vue, mais il reste intéressant à suivre et l’histoire est belle et relativement bien menée. La conclusion n’est pas trop facile et au final, les personnages finissent pas prendre la décision qu’ils auraient dû prendre dès le début. Isabel finit par mettre de côté son malheur, ses échecs pour prendre la seule bonne décision de ce film et j’ai apprécié que cela se finisse comme cela. Je vous le conseille donc, parce qu’il est assez sympa, bien qu’assez lent dans sa première partie de narration.

COMANCHERIA

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Ce film n’a pas été un coup de cœur pour moi. Il raconte l’histoire de deux frères braqueurs qui se vont se faire pourchasser à travers le Texas par un shérif et son adjoint.
J’ai regardé ce film mais à aucun moment il ne m’a vraiment intéressé. Je condamnais l’attitude des deux frères malgré les justifications apportées par le  scénario. Certes, ils ont besoin d’argent mais cela ne justifie pas de voler et de tuer des innocents qui n’ont aucune responsabilité dans leur malheur. Si toutes les personnes qui n’ont pas d’argent commençaient à voler, il y aurait un véritable problème ! Pourtant, beaucoup de malheureux sont encore gouvernés par certaines valeurs et un certain respect. Je ne cautionnais donc pas leurs actes et ne ressentais pas de peine ou de compassion pour eux. Le film essaie pourtant de justifier leurs actes, de les humaniser mais ça n’a pas fonctionné. Ils ont souffert, certes mais cela ne justifie pas la souffrance qu’ils font endurer aux autres.
Ce film repose sur un duo antagoniste mais complémentaire qui fonctionne bien. Ils ont une bonne dynamique ensemble avec d’un côté, le frère tête brûlée, violent et irrationnel qui se fout de tout et vole parce que ça l’amuse et l’autre, qui nous paraît plus humain, préoccupé par sa famille, qui semble faire les choses plus par « nécessité » que par envie et qui est plus en retrait. Si le spectateur peut ressentir des sentiments positifs à l’égard de Tobie, ça n’a pas vraiment été mon cas.

Le sergent et son adjoint ont une bonne dynamique et sont du côté des gentils donc on leur souhaite de coincer les bandits mais sans plus. Même si le shérif avait une bonne tête, je n’ai pas été particulièrement émue ou touchée par ce personnage que l’on ne découvre qu’à travers son travail et sa relation sympathique avec son adjoint.

La fin m’a globalement laissé de marbre. Elle ne m’a pas pleinement satisfaite parce qu’en gros le message c’est que SPOILER si tu fais ça pour les bonnes raisons, tu peux t’en sortir mais sinon, tu risques d’aller en prison ou de mourir. Etant donné que je ne comprenais pas les personnages et que je ne me sentais pas proche d’eux, je me fichais un peu de leur sort.
Le propos du film est assez intéressant mais la manière dont cela est traité nous empêche de nous attacher aux personnages (ou du moins c’est mon cas). Ce besoin de vengeance peut paraître légitime, mais personne ne devrait avoir à payer les conséquences d’un acte dont il n’est pas responsable. Je voulais le voir puisqu’il a été nominé aux Golden Globes et même aux Oscars je crois, mais ce n’est clairement pas le film de l’année pour moi (et il n’a d’ailleurs remporté aucun prix il me semble).

J’espère que cet article t’a plu. N’hésites pas à me donner ton avis sur ces films. Merci d’avoir lu !

MON BILAN 2016

Cet article sera mon dernier de l’année 2016, et j’en profite d’ailleurs pour te souhaiter une excellente année 2017, pleine de joie, de sourires, d’épanouissement, d’une santé de fer pour toi et tes proches, de réussite et de tout ce qui pourra te rendre heureux.
Mon année 2016 a été signe de changement… il s’agit peut-être de l’année où j’ai le plus été confronté à ce changement. J’ai évolué également, comme n’importe qui, au rythme des déceptions, des épreuves, des bons moments mais également des moins bons, des moments de solitude mais aussi des moments de grande joie. Cette année, je me suis rendue compte de pleins de choses que je ne remarquais pas avant, et c’est en cela que l’expatriation m’a « changé ». Changer me paraît être un bien grand mot, puisqu’au final, j’ai l’impression d’être toujours la même personne, avec les mêmes insécurités, les mêmes peurs, les mêmes doutes, les mêmes envies, les mêmes rêves. Cette liste n’a pas changé, elle n’a fait que grandir et c’est pour cela que le terme « évolution » me paraît plus adéquat.

Mon début d’année a été assez plat : je travaillais pour mettre de l’argent de côté. Je préparais mon projet et trépignais d’impatience devant les quelques mois qui me restaient avant de déménager. Les jours ne passaient pas assez vite, et je les comptais avant le grand départ. Ça me fait sourire maintenant, étant donné que je me rends compte que tout est passé très vite. J’ai rencontré quelques personnes avec qui je suis toujours en contact. Majoritairement grâce à mon travail. Je ne faisais pas grand chose de plus, je ne sortais pas vraiment pour rencontrer des gens, me contentant déjà des personnes à qui j’avais accordé ma confiance. J’ai fais UNE rencontre qui m’a vraiment fait du bien, et sur laquelle je n’aurais pas parié au départ. Vous savez, les promesses en l’air, les grandes phrases qui te font espérer… je pensais que ce n’était que ça. Au final, je me rends compte que je me suis bien trompée… et j’en suis plus qu’heureuse. J’ai rencontré un ami, qui a été pour moi une grande bouffée d’air frais durant la seconde partie de mon année, quand ça n’allait pas et qui m’a toujours soutenu. Je n’ai pas encore confiance à 100 % dans la durabilité de cette relation mais j’ai, par contre, entièrement confiance en lui. Comme quoi, les plus belles rencontres viennent quand on ne les attend pas, et le fait de ne pas avoir parié un kopeck sur celle-ci m’a vraiment montré à quel point la vie pouvait être faîte de surprises. Je sais qu’il ne me lira pas, parce qu’aucun de mes proches ne sait que j’écris sur ce blog, mais si un jour, je le mets dans la confidence, j’aimerais juste lui dire MERCI ♥.

Cette année, je me suis rapprochée des gens que je connaissais déjà : mes amis français avec qui je garde toujours contact et avec qui je planifie des vacances. Je n’avais aucun doute sur ces relations (j’ai fais le tri il y a quelques années), mais je suis heureuse de savoir que je ne m’étais pas trompée. L’essentiel, ce n’est pas le nombre de fois où tu parles avec cette personne, c’est le fait qu’elle soit présente quand tu en as besoin, et vice versa.
Je me suis également rapprochée encore plus de mes parents, si c’est possible. J’ai passé deux jours à Londres avec ma maman au mois de Mai et ça m’a fait beaucoup de bien. Londres est une de mes villes préférées et je sais que j’y retournerais un jour pour une plus longue durée. Je ne connais la ville que sommairement mais j’ai vraiment envie de l’explorer, de la découvrir davantage en sortant un peu des sentiers battus. J’ai partagé de bons moments avec ma maman, et je me suis encore plus rendue compte de la relation incroyable que nous avons. Elle me connaît par cœur, elle sait pourquoi je m’énerve parfois, pourquoi je m’impatiente et sait qu’il ne faut pas m’en vouloir si le stress ou la fatigue me font dire des choses que je ne pense pas du tout. Ma mère est la personne la plus importante dans ma vie, elle me connait comme personne et c’est un plaisir d’avoir partagé ce petit week-end avec elle dans une ville que j’aime tant.
J’ai ensuite réussi à réunir une grande partie de mes amis autour d’un petit dîner, histoire de dire au revoir aux plus importants et ça m’a fait du bien. L’impatience se faisait plus forte mais la peur aussi. A quelques jours/semaines du départ, je commençais à me demander si j’avais pris la bonne décision…

Je suis ensuite partie à Montréal le 24 août 2016 en sachant que cette fin d’année allait être difficile… et ça n’a pas loupé. Je ne regrette rien, puisque chaque épreuve nous permet de devenir plus fort et forge notre futur. J’ai eu des moments de doute, de la peine, je me suis souvent sentie seule et c’est encore le cas parfois, mais j’essaie de relativiser. J’essaie, autant que faire se peut, de voir la beauté de ce qui m’entoure, de côtoyer la nouveauté, cette ville dans laquelle je n’avais jamais mis les pieds il y a encore quelques mois. J’ai pris conscience il y a bien longtemps de la chance que j’ai d’avoir cette vie, cette famille et toutes les possibilités qui s’offrent à moi. Simplement que ce n’est pas toujours simple et il ne faut jamais trop idéaliser les choses. Tu le feras inconsciemment, mais ne pars pas avec des attentes trop élevées. Comme cela, tu ne pourras être que surpris (positivement) de ce qui s’offrira à toi.

Je me suis créée une routine, avec les cours. Je suis toujours inquiète à propos de l’argent, puisque je me suis laissée un semestre pour vivre sur mes économies mais que ce ne sera pas viable sur le long terme et que je n’aime pas me dire que je dépense mon argent sans en faire rentrer. Du coup, j’espère trouver un emploi bien vite quand je reviendrais. Je ne veux pas laisser des soucis financiers me gâcher mon aventure à Montréal. Je sors régulièrement pour explorer la ville, pour la découvrir sous toutes ces coutures et ne pas seulement me contenter des endroits les plus touristiques (parce que je sais que Montréal a beaucoup plus à offrir et que cela me fait toujours sourire quand j’entends ma coloc’ dire qu’elle a « fait » Montréal au bout d’à peine un mois sur place). Une ville se visite, bien sûr, mais elle se vit surtout. Et j’ai décidé de vivre à Montréal et de la connaître vraiment. Pas de manière superficielle, comme un touriste pressé par le temps le ferait mais comme une habitante pour les 2 années à venir, qui veut simplement découvrir ce que c’est que d’être une Montréalaise. J’ai pleins de coins à visiter à Montréal et dans les alentours et je vous en parlerais bientôt, lorsque j’aurais la possibilité de m’y rendre. Le meilleur moyen de visiter une ville, selon moi c’est encore de se perdre dans ses rues, sans but particulier. Vous n’avez pas besoin d’un prétexte pour explorer. Je n’attends plus après qui que ce soit pour sortir et découvrir de nouveaux endroits, comme je pouvais le faire à Paris. Je n’ai plus peur de sortir me balader sans but précis, accompagné de mon appareil photo pour capturer des moments de vie. J’ai encore des objectifs à remplir comme celui d’aller au cinéma (update : c’est fait !) ou au restaurant toute seule mais pour le moment, je n’ai pas encore sauter le pas. C’est un « work in progress » pour l’année à venir on va dire. D’ailleurs, en parlant de photo, je me suis vraiment découvert une passion pour cet art et j’aimerais beaucoup acquérir des techniques qui me permettraient de faire des clichés vraiment sympas. J’aimerais beaucoup développer les photos que j’ai déjà faîte, histoire d’en garder un souvenir et de pouvoir créer un album. Une photo est, à mon sens un très bel outil pour raviver sa mémoire et se remémorer de beaux souvenirs.

J’ai, pour la première fois testé la colocation et je peux te dire que c’est une expérience très riche. La mienne, ou du moins le début s’est bien déroulée. Pendant presque 4 mois, j’ai vécu chaque jours avec sept autres personnes, complètement différentes de moi et avec une culture qui ne m’était pas forcément familière. J’ai passé de très bons moments avec eux, notamment ces deux italiens qui ont vraiment marqué ma première partie d’aventure à Montréal. J’ai apprécié leur humour, leur goût pour la culture française, leur amour des vieilles chansons et de Gilbert Bécaud, les surnoms débiles et les mots français inutiles qu’ils apprenaient, les moments où ils se moquaient gentiment de moi lorsque j’essayais de parler italien, lorsque je n’arrivais pas à prononcer correctement un mot, les rares mais précieux moments où nous sommes sortis ensemble, leur sourire, leur gentillesse, leur accessibilité et ce, dès le début, leur effort pour parler le français, leurs bêtises et pleins d’autres choses. C’est certain, ils me manqueront plus que d’autres, et il ne me reste plus qu’à chérir ces trois mois et demi passés ensemble. De beaux souvenirs pour clôturer cette année.
J’ai apprécié mes colocataires dans leur diversité et je me suis rendue compte que je pouvais mettre de l’eau dans mon vin, apprécier ce qu’il y a de meilleur chez une personne pour laisser de côté le mauvais. J’ai aimé les repas que nous avons partagés ensemble, les moments où nous étions presque tous rassemblés dans la cuisine, ceux où nous avons appris à nous connaître et tous ces moments où j’ai ressenti un esprit de groupe et lorsque je me suis rendue compte de la chance que j’avais d’être tombé sur eux.
J’ai réalisé, si ce n’était pas déjà le cas, que le temps passe vite, et que je ne resterais sans doute pas à Montréal toute ma vie. Que j’ai besoin de voir mes parents vieillir, sans pour autant vivre dans le même pays qu’eux. Que j’ai besoin d’être à proximité, de rentrer dans cette maison qui sera toujours la mienne. Le seul endroit sur cette planète où je me sentirais TOUJOURS chez moi, peu importe les circonstances. Et je ne parle pas de l’habitation, des murs. Je parle de la sensation, de la famille. Peu importe où mes parents seront, ce sera là que sera ma maison. Ma première maison. Celle au sein de laquelle je pourrais toujours revenir lorsque j’en ai besoin.

Je veux garder un esprit positif, et continuer de travailler sur mes projets. Je risque de m’expatrier à nouveau pour mes études, au début de l’année 2018 et j’obtiendrais la réponse au cours de la seconde partie de l’année qui vient. Je partagerais bien entendu la nouvelle avec toi, mais saches que je reviens en Europe pour quelques mois et que cela me remplit de bonheur. J’ai plusieurs projets de voyage pour l’année qui vient, et je ne manquerais pas d’en parler sur le blog. Je me rendrais – si tout va bien, cet été – dans une grande ville nord-américaine, mais je ne t’en dirais pas plus, histoire de conserver un peu de suspens (même si je pense que tu as déjà deviné). La seconde destination, le second voyage que je projette, et j’espère qu’il se réalisera, même si c’est encore plus flou, devrait me pousser à découvrir un pays dans lequel je ne suis jamais allée mais pour lequel j’ai eu un intérêt assez soudain ces derniers mois. Encore une fois, pas difficile à deviner. J’essaierais d’écrire des articles, si toutefois mes souhaits se réalisent.

Cette année va, je l’espère être riche en aventure, en grands bonheurs et petites peines et en émerveillement continuel. En solitude et en fous-rires. En épanouissement et découragement mais dans tous les cas, j’essaierais de rester forte.
Mon année 2017 sera placée sous le signe de la découverte. Si je ne devais choisir qu’un mot pour qualifier les 12 mois à venir, ce serait celui-là. J’espère voir et expérimenter pleins de nouvelles choses, et si c’est le cas, je t’en parlerais sur ce blog. Qui je l’espère, continuera de me motiver pendant un moment. J’aime ce petit espace intimiste, avec peu de lecteurs, où je peux te considérer comme un ami, qui partagerait mon quotidien.
Merci de m’avoir lu tout au long de ces mois où je n’ai pas toujours été constante. L’année prochaine, le blog fêtera ces 1 an et c’est assez fou. Je fêterais également ma première année à Montréal, surement pas dans cette belle ville (le voyage dont je te parlais quelques lignes plus tôt).

Quels sont mes objectifs pour l’année à venir ? Ils sont multiples, et sont davantage des souhaits que des objectifs. Je ne me mettrais pas la pression pour cocher des cases : quand j’aurais envie de les réaliser, je m’y mettrais, sans rien m’imposer. Je me mets déjà assez de pression comme ça, sans en rajouter inutilement. Je vis à mon rythme, et ça me convient très bien.
J’aimerais découvrir Paris encore plus, et je pense que je vais continuer de l’explorer durant l’été (puisque oui, je reviens pendant au moins deux mois en région parisienne, et cela me remplit de joie !). J’aimerais m’essayer au bénévolat à Montréal, me créer une chaîne Youtube pour partager sous une forme différente, m’améliorer dans le domaine de la photographie, assister à de nombreux événements à Montréal, étant donné que l’hiver n’est pas une saison où tout le monde hiberne. J’aimerais me rendre à nouveau à Ottawa, mais également découvrir Québec. Je souhaite continuer d’apprendre, d’explorer, de m’épanouir ici, même si je sens bien que quelque chose me retient (ma vie en France, mes proches qui me manquent toujours beaucoup). J’aimerais prendre des cours de sport, occuper mes semaine de manière plus productive, continuer de lire et de rêver, de regarder et d’apprendre, de m’enrichir et d’expérimenter, de tester et de sourire.

N’hésite pas à partager avec moi de quoi ton année 2016 a été composée et ce que tu prévois pour l’année à venir. Je serais vraiment curieuse de connaître tes propres rêves, envies ou objectifs. Désolée pour ce long post je ne prévoyais pas d’écrire autant et au final, je me rends compte que j’avais pleins de chose à dire. J’espère que cet article t’a plu, et que tu continueras de me lire durant l’année 2017. A nouveau, je te souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, et une santé de fer pour tes proches et toi, je crois que c’est le plus important. Profites des petites choses que la vie a à t’offrir, des plaisirs simples qu’on ne remarque même plus. Sois heureux, fais ce qu’il te plaît et réalises tes rêves.

Exposition Hergé – Grand Palais (PARIS)

Je suis revenue à Paris le 20 et le 21, je me suis rendue à cette exposition. Avant cela, je suis passée par le marché de Noël des Champs Elysées, dont tu pourras retrouver quelques photos dans cet article. J’ai trouvé ça sympa et on voit que des efforts ont été réalisés pour bien faire les choses. Ce n’était pas seulement quelques baraques dans un coin mais vraiment un truc soigné, avec des articles variés mais chers (il faut compter 4 euros pour une crêpe par exemple !).

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Je suis ensuite allée à Aroma Zone, qui est une boutique (métro Odéon) que j’aime bien (sauf quand il y a du monde, c’est à dire à peu près tout le temps) parce qu’elle propose des produits variés et peu chers (huiles essentielles, végétales, argiles, henné…).

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Pour en revenir à mon avis sur cette expo, je dirais que c’était intéressant. On nous présente Hergé, sa vie et son œuvre. Au delà de Tintin, il a dessiné d’autres œuvres et s’est essayé à la publicité. C’était assez sympa de le découvrir à travers l’art. Bien entendu, une grande partie est réservée à Tintin, puisque c’est LE héros de cet artiste. On a pu voir des croquis, des planches en couleur, des écrans, une maquette de Moulinsart… On nous donne quelques anecdotes sur la conception des bandes dessinées et c’était chouette ! J’ai trouvé qu’un effort a été fait pour rendre les choses vraiment plus agréables à regarder avec des pans de mur entiers nous parlant de l’histoire de Tintin via des illustrations, comme tu peux le voir sur les photos. L’audioguide apporte un plus et la boutique souvenir est sympa avec toutes les bandes dessinées et les produits dérivés comme les cartes postales, les peluches, les tee-shirts, les posters… bien que trop chers (comme d’habitude dans ce genre d’endroit). Vous pouvez assister à l’exposition jusqu’au 15 janvier 2017, au Grand Palais (metro 1 – arrêt Franklin Roosevelt ou Champs Elysées). Il faut compter 9 euros si tu as entre 16 et 25 ans et 13 euros au delà.

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Manchester by the Sea [Mon Avis]

Pour ce troisième film, j’ai choisi Manchester by the Sea. Comme d’habitude, je ne savais même pas de quoi il parlait donc j’ai vraiment eu la surprise de l’histoire et de son déroulement.

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Mon avis au final, est mitigé. Je n’ai pas détesté mais je suis loin d’avoir adoré. Je l’ai trouvé long, peu rythmé et avec peu de tension dramatique. Quand tu vas te rendre compte de la seule surprise de ce film, de ce qui est arrivé au personnage principal, tu as tout vu. Les passages avant et après m’ont paru bien longs, parce qu’aucune émotion n’est délivrée. A aucun moment le personnage principal ne se brise, ne s’écroule devant le poids de son passé. On le sent presque indifférent, ce qui m’a empêché de m’attacher à lui.
De plus, quand on découvre son passé, on ne voit que l’élément tragique. Mais tout le contexte, toutes les relations nouées entre les personnages ne nous sont pas exposées. Du coup, on ne s’attache pas à grand monde, parce qu’on ne les connaît pas ensemble, on n’assiste pas à des moments de complicité, d’émotion, de bonheur ou de tristesse pure qui nous ferait aimer la dynamique de ces personnages ensembles.
D’ailleurs, en parlant d’élément tragique, j’ai trouvé qu’il arrivait un peu trop tard dans le film. Toute la première partie consiste en une introduction du personnage principal (auquel on ne s’attache d’ailleurs pas vraiment étant donné son inexpressivité) qui n’est pas forcément passionnante.  On le voit simplement sur son lieu de travail et j’ai finis par me demander où le film voulait en venir. Heureusement, c’est à peu près à ce moment là que nous apprenons la nature de l’élément déclencheur.

Une des bonnes idées de ce film, c’est la relation entre le perso’ principal et son neveu. Ce n’est pas forcément très émouvant ou particulièrement prenant mais j’ai trouvé leur relation plutôt réaliste et juste bien foutue mais j’aurais du mal à expliquer pourquoi. Ils sont à la fois détachés l’un de l’autre surtout en ce qui concerne Lee Chandler mais aussi assez tendres dans leurs interactions. C’est le point qui m’a plu le plus, au final.
Lee Chandler est donc le personnage principal et tout repose sur lui. On se demande ce qui lui est arrivé, ce que le film veut raconter exactement et on finit par obtenir une réponse. Simplement, je n’ai pas eu l’impression que cet événement l’avait changé : oui, il est devenu plus renfermé, il a comme une peur de s’engager dans une relation, il est peu bavard et on voit qu’il profite peu de la vie et qu’il est assez terre-à-terre. Au delà de cela, il n’y a pas grand chose, on ne s’attache pas suffisamment à lui pour ressentir de la peine ou pour le comprendre et c’est un peu le but j’imagine. Il aurait été intéressant de développer sa relation avec son ex-femme suite à ce drame, lorsqu’ils se retrouvent des années plus tard mais en quelques lignes de script, tout est terminé et on n’entend plus parler d’elle. On se demande alors vraiment où le film veut en venir, ce qu’il cherche à nous dire.

Pour conclure, comme tu peux le remarquer, ce film est loin du coup de coeur. Je n’ai pas particulièrement apprécié les personnages et notamment Lee Chandler. Le spectateur se rend compte de ce qu’il s’est passé des années auparavant et ce qui a eu une incidence sur sa façon d’être et d’agir mais cela n’est pas assez poussé. On finit par se demander ce que le film veut transmettre. Les scènes sont longues (était-il nécessaire que cette scène dans la patinoire lorsque Lee parle avec Patrick soit étirée de cette manière), le film est très peu rythmé et les instrumentales trop présentes. Les acteurs ne sont pas mauvais mais je n’ai pas trouvé Casey Affleck transcendant (même s’il n’est pas forcément aidé par un personnage avec aussi peu de consistance et très peu de dialogue).
Ce film a été nommé dans la catégorie « Meilleur Réalisateur », « Meilleur Acteur » et « Meilleure Photographie » aux Golden Globes et j’avoue ne pas comprendre. La photographie est belle mais j’ai vu mieux (The Revenant), le réalisateur nous offre des plans trop longs qui alourdissent le rythme et Casey Affleck est bon mais pas l’acteur de l’année non plus.

Nouvelle chronique qui n’est pas des plus enthousiastes. Espérons que le prochain film sera meilleur (d’ailleurs, je risque de ne pas aller au cinéma ces deux prochaines semaines puisque je rentre en France le 20 et que je ne pense pas avoir le temps/vouloir aller au cinéma pendant cette période – je reviens sur Montréal le 5 janvier). La prochaine critique de film devrait donc arriver le week-end du 7 janvier si tout va bien. En attendant, je posterais d’autres articles notamment un bilan global de mon arrivée à Montréal et de mes périphéties en 2016. A très vite !

 

[Coup de coeur] This is Us !

Aujourd’hui, je vais te parler de mon dernier coup de coeur « séries ». Il s’agit de la formidable « This is Us » que j’ai dévoré en 3 ou 4 jours à peine (mais j’aurais pu faire moins, simplement j’étais suis en période d’examens). Ces 10 épisodes sont passés tellement rapidement que j’aimerais pouvoir découvrir à nouveau tout cet univers, pour pouvoir me replonger dans cette histoire simplement belle avec un oeil nouveau.

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Tu vas suivre la vie de cette famille pas comme les autres et dès le premier épisode, on s’attache à eux. D’ailleurs, la fin de cette introduction est assez inattendue et particulièrement bien trouvée. On voyage entre notre époque actuelle et les années 70/80. Nous faisons connaissance avec des personnages hauts en couleur qui sont en fait, tous reliés et d’une très belle manière, comme tu pourras le voir dès le premier épisode. C’est une série légère, pas dramatique et qui nous montre la vie comme elle peut vraiment être. On ne cherche pas à l’embellir, à montrer des personnages parfaits et c’est ce que j’ai vraiment apprécié. En regardant cette série, on a cette impression de normalité qui fait du bien, avec des difficultés qui peuvent toucher tout le monde (même toi et moi, oui, oui) et donc on se sent immédiatement proche des personnages. Pas besoin d’écrire des dramas particulièrement larmoyants, des soaps absolument pas crédibles ou des invasions de je-ne-sais-quelle-créature pour rendre un programme intéressant… Voir cette famille évoluer, grandir, apprendre à se connaître, faire des choix et construire des traditions, c’était juste émouvant et vraiment intéressant.
En fait, cette série te donne envie d’avoir une famille, d’en être proche, d’avoir des traditions, des frères et soeurs, des enfants, d’en adopter, de passer du temps avec les gens que tu aimes, d’être différent, d’être heureux, d’être libre, d’être fier de ta famille…
Elle aborde des thématiques différentes, actuelles qui peuvent toucher une famille « normale ». Tout est d’une simplicité et d’un réalisme touchant et les personnages sont construits d’une manière particulièrement crédibles dans cet univers, où personne n’est parfait, mais où les rebondissements ne sont pas complètement clichés et ridicules. Si je devais qualifier cette série en un mot, je dirais « authentique ». Et je n’ai pas souvent cette impression quand j’en regarde. C’est donc pour cela qu’elle vaut complètement le coup d’œil.

J’ai beaucoup aimé les personnages et tous les acteurs sont impliqués et nous font croire en eux. Je considère vraiment le casting comme un sans faute, et vous invite à découvrir quelques bons acteurs.
Le couple incarné par Milo Ventimiglia et Mandy Moore est parfait et j’ai beaucoup aimé Rebecca, parce que je comprenais ce avec quoi elle luttait. Avoir peur de perdre quelqu’un peut parfois nous pousser à faire des choses pas très honnêtes, mais c’est une femme dévouée et prête à tout pour sa famille et même à travers ses erreurs, elle le prouve. Jack est un père formidable et j’ai apprécié les efforts qu’il faisait pour s’occuper équitablement de ces trois enfants, et le temps qu’il essayait de consacrer à chacun.
Sans en dire trop sur leur progéniture, ils sont parfaits. Ils sont tous les trois incroyables, leurs problèmes peuvent toucher n’importe qui, notamment la peur du regard des autres, et le fait que les gens aient tendance à mettre n’importe qui dans une case en se basant sur le physique ou les préjugés qu’ils peuvent avoir. J’ai eu un petit coup de coeur pour Kevin, qui est bien loin des clichés et me suis sentie particulièrement proche de Randall, que je pouvais comprendre même si je n’ai jamais expérimenté ce qu’il a traversé. C’est parfois difficile de trouver sa place, même au sein de sa propre famille.

William est également un de mes personnages préférés et j’ai apprécié ses paroles de « vieux sage ». Il faisait réfléchir un peu tous les personnages et la plupart du temps, il tapait juste. C’est quelqu’un de très humble, de compréhensif et de profondément bon. Sans oublier Toby, qui apportait pas mal d’humour au show et qui formait un beau couple avec sa copine. Bref, tu vas pouvoir te familiariser avec une galerie de personnages vraiment formidables.

Si j’ai un conseil à te donner, c’est de regarder cette série. Je crois que tu as compris que j’ai une affection particulière pour elle et je t’invite à découvrir cette magnifique famille, absolument pas idéalisée ou trop dramatisée mais simplement réelle, avec des personnages attachants. Je viens d’apprendre que 8 épisodes supplémentaires ont été commandés, et je suis très heureuse d’avoir l’opportunité de voir Jack et Rebecca (et tous les autres) davantage. Ne regarde pas de résumé, de trailer mais apprécie simplement les surprises. Laisse toi porter par cet univers et découvre avec plaisir, je l’espère cette famille.

J’espère vraiment que je t’ai donné envie de la découvrir. Si tu l’as vu, je t’invite à me donner ton avis dans les commentaires. On se retrouve bientôt ! Merci d’avoir lu.

Que faire à Montréal ?

Salut les gens ! On se retrouve pour un article sur la ville dans laquelle je vis. Il y a un peu trop d’articles « films » en ce moment, et même si j’aime ça, je n’ai pas envie de te saouler avec ce type de post chaque semaine. Donc on va casser un peu le rythme aujourd’hui avec un article sur les sites que je te conseille de consulter pour trouver de bonnes adresses à Montréal. Ces sites m’ont pas mal aidé à découvrir de nouveaux endroits et à agrandir ma liste des places où je veux me rendre. Allons-y !

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  • Tourisme-Montréal
    C’est un site que je consulte régulièrement. Tu pourras y trouver pleins d’articles sur les choses à faire dans la ville, classés par dates et/ou événements. Ils te parlent aussi bien des restos à tester que des activités à faire à l’approche de Noël par exemple ou encore des festivals organisés dans la ville tout au long de l’année. Bref, selon moi c’est un incontournable si tu viens à Montréal et que tu ne sais pas quoi faire. Tu peux même utiliser le #MTLMOMENTS sur Instagram pour partager tes meilleurs souvenirs et photos de la ville. En français.
  • SoMontréal
    Que je consulte un peu moins souvent mais il est sympa également. Vous y trouverez le même genre d’articles mais ils sont un peu moins fréquents. Néanmoins, les articles tapent souvent dans le mille en nous proposant des activités vraiment sympas à réaliser (surtout si tu n’es jamais venu à Montréal). En français.
  • Narcity 
    Je me suis abonnée à leur page Facebook, du coup je vois souvent leurs articles dans mon fil d’actualité. J’aime beaucoup les articles, je trouve qu’ils donnent vraiment de chouettes idées comme par exemple : 20 activités à faire avec tes amis pauvres en Décembre, les 10 endroits les plus magiques où regarder les lumières de Noël à Montréal ou encore 7 folles escapades près de Montréal que tu dois faire cet hiver entre amis). C’est vraiment un site et une page Facebook que je te conseille grandement si tu viens passer des vacances/t’installer à Montréal et que tu ne sais pas quoi faire. Tu trouveras forcément une bonne idée (au moins). En français.
  •  DailyHive
    Un site dans le même genre que les précédents mais en anglais cette fois. Je consulte souvent leurs articles « 5 choses à faire le [date] ». Lorsque je ne sais pas quoi faire le week-end, ça peut donner des idées. Ce n’est pas un site exclusivement dédié à Montréal, il y a également des articles plus lifestyle mais vous allez aussi trouver pas mal de bonnes adresses.
  • MTLBlog
    Il s’agit de mon site anglophone préféré. Les articles sont vraiment intéressants, il y a toujours de bonnes idées à prendre pour passer du bon temps et découvrir la ville. C’est un mélange de bonnes adresses et d’articles plus informatifs (genre il a neigé à Montréal, les plus belles photos de Mtl sous la neige..) et c’est ce que j’aime. Je suis abonnée à leur page FB et je lis souvent leurs articles.

Voilà, ce sera tout pour cet article. J’espère qu’il t’aura été utile si tu viens en vacances et que tu es à court d’idées ou même si tu vis à Montréal et que tu ne sais pas quoi faire. J’espère que tu auras découvert quelques sites et qu’ils t’auront donnés les infos dont tu as besoin. On se retrouve à la fin de la semaine pour mon article « une séance de cinéma par semaine ». A bientôt !

 

Mon avis sur Alliés (2016)

On se retrouve aujourd’hui pour la deuxième semaine de mon challenge film. J’ai été voir « Alliés » avec Marion Cotillard et Brad Pitt et voici mon avis :

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Je n’ai pas aimé ce film. Je ne lui ai trouvé aucune profondeur, aucun intérêt et je n’ai vraiment rien remarqué de bien foutu, de prenant, d’étonnant ou encore d’intéressant. Le contexte n’est qu’un prétexte. Cette histoire aurait facilement pu se passer à n’importe quelle période tant ce qu’il se passe n’a pas grand chose à voir avec la guerre (spoiler : c’est une histoire de trahison avec le personnage incarné par Marion Cotillard qui est en fait une espionne allemande en territoire britannique). C’est une simple histoire d’amour avec ses mensonges (au singulier d’ailleurs ici), ses incompréhensions, ses doutes. Simplement, tout cela nous est montré d’une manière soporifique. On ne s’attache pas à ce couple, il n’y a aucune alchimie entre Pitt et Cotillard, leur histoire d’amour tombe comme un cheveux sur la soupe, les dialogues sont d’une platitude étonnante et les scènes les réunissant nous donnent envie de dormir (même la fin que j’ai regardé d’un œil très lointain).

Autre problème majeur, en plus de ce couple absolument pas intéressant et très mal introduit, ce sont les personnages eux-mêmes qui nous ennuient. On ne les connaît pas ! On ne sait rien d’eux, de leur passé, de leurs émotions, d’où ils viennent, des obstacles qu’ils ont dû surmonter… Comment peut-on s’attacher à un personnage si on ne le connaît pas ? Comment peut-on avoir envie de suivre ce personnage dans son futur si on ne l’a jamais connu dans son passé (donc au cours de ce qui a construit son identité actuelle) ? Si on ne se sent pas proche de lui ? Si nous n’avons pas peur pour lui, que nous ne le comprenons pas et que nous ne le trouvons pas intéressant ?
De plus, il y a très peu de scènes d’action, on ne voit pas la guerre, on n’en connaît pas les conséquences, ils ne sont que très peu sur le terrain (et le très peu que l’on voit paraît beaucoup trop simple !).

Ce film est lourd, long, pas assez rythmé et ne raconte rien d’original, ou de particulièrement intéressant. Je ne vous le conseille donc pas du tout ! Je suis certaine qu’il est possible de trouver mieux si vous voulez voir un film retraçant une époque aussi importante que celle là. Cette production en tout cas, ne développe pas du tout le contexte, et ne fait que l’évoquer (et encore !). On ne peut pas seulement se contenter d’une histoire d’amour mal faîte pour être heureux en tant que spectateur. Encore faut-il nous procurer des émotions, n’importe lesquelles d’ailleurs, du moment que le film nous fait ressentir un truc (ce qui n’est pas le cas ici – de l’ennui, tout au plus).

Comme tu peux le voir, ma chronique est assez courte, étant donné que je n’ai pas grand chose à dire sur ce film qui m’a simplement laissé indifférente. Si je devais résumer, je dirais que c’est un film très passe-partout, qui ne tient pas la route, en raison de l’inconsistance du fil rouge et surtout de son mauvais développement, de personnages inutiles auxquels on ne s’attache pas, d’acteurs n’ayant absolument pas d’alchimie mais pas pour autant complètement mauvais dans leur interprétation et d’une fin qui n’apporte pas d’émotions particulières. Il ne fera pas long feu dans mon esprit en tout cas !